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Zika - Vigilance mais pas d’affolement indu

L’épidémie en cours, outre-Atlantique (en Amérique centrale et du sud et commençant à atteindre, depuis quelques semaines, les départements français d’Amérique : Guyane, Martinique, Guadeloupe, y compris Saint-Barthélémy et Saint-Martin), mobilise l’attention des autorités sanitaires de l’État et des autorités internationales. Jugée exponentielle, cette explosion de cas a entraîné l’OMS (Organisation mondiale de la santé) à décréter « une urgence de santé publique de portée mondiale ».

En raison de dommages supposés sur les fœtus (ce qui fait l’objet de recherches en cours), les médias relaient abondamment cette situation, suscitant des inquiétudes dans notre pays, singulièrement dans les régions où est présent le « moustique tigre », vecteur potentiel de ce virus, comme il l’est du chikungunya et de la dengue.

PAS DE « MOUSTIQUE TIGRE » ACTIF EN FRANCE MÉTROPOLITAINE                       JUSQU’AU MOIS DE MAI

Sur le continent américain, le Zika est principalement transmis par le moustique Aedes aegypti, dont les gîtes et modalités de reproduction sont très similaires à ceux du « moustique tigre » Aedes albopictus. Or, dans la période actuelle, le « moustique tigre » Aedes albopictusest chez nous en état d’hibernation (on dit « diapause ») et il ne redeviendra actif, très progressivement, qu’à partir du mois d’avril, pour commencer à être perceptible vers la mi-mai. Il n’y a donc aucun risque de transmission en France métropolitaine, actuellement, en l’absence de moustique vecteur en activité.

Lorsque le « moustique tigre » sera redevenu actif, pas avant mai donc, des transmissions autochtones sont théoriquement possibles à quatre conditions :

- si une personne gagne la métropole alors qu’elle vient d’être infectée aux Amériques (ou dans une autre région du monde où le virus est présent).

- si elle est encore en période de virémie (durée moyenne : 7 jours).

- si elle se trouve piquée, au cours de cette période, par un « moustique tigre » local.

- et si celui-ci s’infecte et pique une autre personne, lui injectant ainsi du virus.

Même si tout n’est pas comparable, on peut observer que lors de l’épidémie de chikungunya aux Antilles, en 2014, alors qu’on évoquait de gros risques consécutifs de transmissions en France métropolitaine, on n’y a compté que 11 cas autochtones, tous issus du même cas « index », qui revenait du… Cameroun. En outre, il n’est pas sûr que le « moustique tigre » (Aedes albopictus) ait la même compétence à transmettre le virus que son « cousin » Aedes aegypti, principalement en cause outre-Atlantique, en particulier aux Antilles.

Liens utiles :

„Ministère de la Santé : http://social-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/virus-zika

„Institut national de Veille Sanitaire (InVS) : www.invs.sante.fr/fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Maladies-a-transmission-vectorielle/Zika

„Organisation mondiale de la santé (OMS) : www.who.int/mediacentre/factsheets/zika/fr/

„Recommandation du ministère sur le zika, pour les femmes enceintes : http://social-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/virus-zika

„Société française de parasitologie : www.cnev.fr/index.php/publications-et-outils/base-documentaire/category/31-ppav

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Les femelles d’Aedes albopictus (dit « moustique tigre ») pondent leurs œufs à sec ou à la limite d’eaux stagnantes.

Au contact de l’eau, les œufs éclosent et donnent des larves. Au bout de 5 à 6 jours, ils donnent des moustiques adultes et… piqueurs.

Les gîtes de reproduction d’Aedes albopictus sont majoritairement « fabriqués » par l’Homme, le plus souvent en milieu urbain ou périurbain, au sein des domiciles privés (cours, jardins, balcons…). Impossible de les recenser tous, car ils sont temporaires, aléatoires ou difficiles d’accès.

La façon la plus efficace de se protéger, c’est : évacuer les eaux stagnantes ou, mieux encore, supprimer physiquement ces gîtes larvaires.

 

   

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